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Le manga Hentai : une forme d’art controversée

Le manga hentai est une forme de représentation à caractère sexuel animée qui est très appréciée au point de s’ériger en rude concurrent de la pornographique humaine. Cependant, il est sujet à de nombreuses polémiques au vu de sa particularité d’animé pornographique. En quoi le manga hentai représente une forme d’art controversée ? Plus de détails à travers cet article.

Origine du hentai

Le mot hentai est une abréviation du mot japonais ‘’hentai seiyoku’’ qui signifie « métamorphose, transformation, perversion ». Cependant, il est utilisé en Occident pour définir les mangas à caractère pornographique. Les représentations à caractère pornographique proviennent depuis longtemps des temps sardanapalesques, bien avant l’apparition du mot hentai.

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Cependant, déjà à l’époque de Heain du XVI au XIX siècle, le mot ‘’shunga’’ qui signifie art érotique se révélait déjà. Les œuvres sous ce nom se faisaient détruire par le shogun. ‘’Le rêve de la femme du pécheur’’, représentant une femme stimulée par deux poulpes, est un exemple des célèbres ouvrages shunga. Toutefois, ces productions disparaissent complètement avec l’apparition des photographies pornographiques.

Les mangas japonais font partie des premiers médias à employer le générique ‘’hentai’’. Les mangas à caractère pornographique existent depuis les années 1940 avec des représentations parfois plus réalistes et coquettes communes au média popularisé par Osamu Tekuza (auteur d’Astro, Petit robot…). La conversion de style des mangas hentai est accréditée au père du lincon, Hideo Azuma. Il dessine en 1979 Cybele qui indique les premiers concepts d’actes sexuels qui ne sont plus réalistes, mais plutôt dans un style entre le mignon et celui conçu par Tekuza. Depuis lors, plusieurs précurseurs vont concourir à la popularité des mangas hentai, jusqu’à nos jours.

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Catégorisation du manga hentai

Les mangahentai représentant généralement des interactions hétérosexuelles sont désignées ‘’ero’’ dès lors qu’ils sont à destination des hommes et dits de ‘’ladies comic’’ lorsqu’ils sont réservés aux femmes. S’ils sont de nature homosexuelle, ils sont définis sous l’appellation ‘’yaoi (gay)’’ et sous ‘’yuri (lesbienne)’’. Toutefois, au vu des coutumes qui animent le Japon, la pornographie gay telle qu’on la connait en Occident y est très rare.

Les mangas hentai tendent à se fixer sur des fétiches sexuels et paraphilies comprenant plusieurs catégories. En premier lieu, nous pouvons noter le ‘’bakunyu’’ qui porte sur les femmes à gros seins ; le ‘’furry’’ sur les personnages anthropomorphiques ressemblant à des animaux et le ‘’futanari’’ qui s’attache sur les hermaphrodites. Quant aux ‘’harem’’ et ‘’inceste’’, ils s’accordent respectivement sur les relations impliquant un individu et de nombreux autres du sexe opposé consentants, et sur les activités sexuelles avec les membres légaux de la famille. Le ‘’kemonomimi’’ se rapporte aux personnes animalisées et le ‘’lolicon’’ concerne les filles prépubères ou adolescentes. Cette classification se termine avec ‘’omorashi’’ qui décrit des représentations sur la vessie pleine, ‘’shotacon’’ qui s’intéresse aux garçons prépubères ou adolescents et ‘’tentacule érotique’’ portant sur le monstre à tentacule.

Public cible

Conformément aux données obtenues du célèbre site de pornographie ‘’pornub’’ en 2017, les principaux consommateurs des mangas hentai seraient des hommes. Cependant, Patrick W. Galbraith et Jessica Bauwens-Sugimoto indiquent que les mangas hentai attirent un lectorat divers qui inclut bien évidemment les femmes. Toutefois, d’après les producteurs de mangas hentai, ces représentations touchent un large public qui ne cesse de s’élargir chaque année et désirant une meilleure qualité et de meilleures intrigues. Le mangahentai est donc apprécié de tous les genres, peu importe l’orientation sexuelle.

La censure

Il est important de notifier que les lois japonaises réglementent les représentations artistiques depuis la restauration de Meji, bien avant l’avènement du mot ‘’hentai’’. L’article 175 de 1907 interdit formellement la publication d’œuvres obscènes. Suivant cette loi, les représentations à caractère sexuel (homme-femme) et de pilosité pubienne sont jugées obscènes, mais les organes génitaux nus ne le sont pas. La rigueur de cette censure contraint les producteurs des mangas hentai a ajouté des zones de floues sur les vidéos pornographiques.

En 1986, le père fondateur des mangas hentai essaye de contourner la censure en utilisant des tentacules érotiques. Après cette malice, va se suivre une apparition massive d’œuvres exposant les rapports sexuels avec des robots, des monstres, des aliens… dont la forme des organes génitaux est dissimilaire de celle des hommes. Ce seront les résultats de cette censure qui deviendront non seulement les premiers titres importés légalement en Occident, mais aussi les premiers à succès.

Cette censure pousse également d’autres artistes à reproduire des personnages mangas avec un minimum de détail anatomique et sans pilosité pubienne. Les scènes avec des nains pouvant être considérées comme des enfants sont retirées suivant la réglementation américaine. En 2014, une loi adoptée au Japon interdit la détention d’images sexuelles de mineurs, avec une amende de 7700 euros.

Polémique autour du manga hentai

S’il y a une chose qui est certaine, c’est que les mangas hentai ont beaucoup fait polémiquer, quand bien même, ils se font dévorer de partout. Cependant, le point qui intrigue plus d’un, c’est le fait que les dessins animés qui sont destinés à amuser des enfants deviennent également sujet à la pornographie. Dans cette lancée, beaucoup plus d’enfants arrivent à accéder à ces représentations, ce qui n’est pas chose agréable. Plusieurs organismes à travers le monde luttent pour la disparition du manga hentai, mais n’obtiennent toutefois pas satisfaction vu sa large popularité.

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